Traducteur

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Le traducteur-interprète est un professionnel du langage qui retranscrit des textes ou conversations d’une langue étrangère (langue source) vers sa langue maternelle (langue cible), ou l’opposé, c’est-à-dire qu’il traduit en langue étrangère des textes écrits dans sa langue maternelle, avec un double objectif d’exactitude et de fluidité.

Pouvant être salarié ou travailleur indépendant, le traducteur-interprète fait le lien entre des personnes qui ne lisent pas la même langue, et ce peu importe le secteur dans lequel il travaille. Cette profession est ainsi très exigeante !

Découvrez sur cette page l’essentiel à savoir concernant le métier de traducteur-interprète : une description plus détaillée de la profession, les missions et les qualités requises pour ce métier, la ou les formations nécessaires, le salaire et les évolutions possibles !

EN QUOI CONSISTE LE MÉTIER DE TRADUCTEUR-INTERPRÈTE ?

Traducteur

Grâce aux traducteurs-interprètes, les barrières linguistiques sont aisément levées, ce qui est indispensable dans notre société mondialisée où les échanges internationaux se multiplient.

Pour faire simple, leur métier consiste à traduire de la façon la plus fidèle possible, que cela soit un texte ou une conversation orale, afin que chacun puisse le comprendre. Dans une langue comme dans l’autre, ces professionnels se doivent de manier toutes les subtilités.

Bien qu’on les confonde souvent, la traduction et l’interprétation sont deux activités différentes. Alors que le traducteur se charge de la transcription écrite, l’interprète se consacre prioritairement à la traduction de discours oraux.

Les traducteurs ne sont que quelques milliers en France. Quel que soit le domaine où ils exercent, la plupart d’entre eux travaillent avec le statut d’indépendant. Quelques-uns seulement sont salariés d’une entreprise privée (agences de traduction principalement) et de rares postes sont offerts dans les organismes internationaux (recrutement sur concours).

Il est très fréquent que les traducteurs soient sur des postes mixtes, associant la traduction à une autre compétence (rédaction, communication…). De très bonnes compétences en langues étrangères sont évidemment indispensables pour exercer ce métier, mais il faut aussi avoir de vraies compétences rédactionnelles et maîtriser parfaitement sa langue maternelle pour restituer le plus fidèlement possible toutes les nuances et subtilités d’un texte.

Si la demande en langue anglaise reste toujours prépondérante, la demande vers des langues de zones en forte croissance augmente (chinois, russe, arabe…). La combinaison langue et spécialisation est bien entendu un plus. Parallèlement, une excellente maîtrise de la bureautique et des logiciels métiers (logiciel de TAO – traduction assistée par ordinateur) est requise. Des compétences comme l’analyse, la rigueur et une vaste culture générale sont également indispensables.

LES MISSIONS D’UN TRADUCTEUR-INTERPRÈTE : 

Le terme générique de traducteur-interprète est couramment employé pour désigner différents métiers de la traduction. Il regroupe des spécialisations très différentes qui ont chacune leurs propres missions :

  • Le traducteur technique est généralement un professionnel issu d’un secteur précis (industriel, médical, juridique…) qui traduit des documents relatifs à sa sphère d’activité. Il a une double compétence.
  • Le traducteur littéraire travaille pour un éditeur avec lequel il signe un contrat pour la traduction d’un ouvrage déterminé. Considéré comme un auteur, il touche des droits sur les ventes de l’ouvrage ainsi traduit.
  • Le traducteur audiovisuel réalise le doublage et le sous-titrage de films, de séries ou de documentaires. Il doit respecter de nombreuses contraintes techniques (vitesse de déroulement des sous-titres, synchronisation, etc.). Il perçoit également des droits d’auteur.
  • Le localisateur est un spécialiste de l’informatique et du multimédia. Il traduit le contenu de logiciels, de jeux vidéo ou de sites web pour les adapter aux contraintes locales du pays auquel ils sont destinés.
  • Le traducteur assermenté a reçu l’agrément des autorités judiciaires. Il est le seul habilité à traduire certains documents (pièces d’identité, actes d’état civil, jugements…). Ses traductions ont une valeur légale.
  • L’interprète de conférences assure la traduction verbale, simultanée ou consécutive, des propos tenus par un orateur (conférences internationales, réunions commerciales, audiences des tribunaux, etc.).

Ces professionnels peuvent exercer leur métier en tant que salariés (organismes internationaux, agences de traduction, grandes entreprises…) au sein d’un pool de traducteurs. Mais, dans la majeure partie des cas, ils travaillent comme traducteurs indépendants (freelance). Ils consacrent alors une partie importante de leur temps à des tâches commerciales : prospection, constitution d’un réseau, négociation, facturation…

QUELLES SONT LES QUALITÉS REQUISES AFIN DE DEVENIR TRADUCTEUR-INTERPRÈTE ?

Afin de pouvoir réaliser la profession de traducteur-interprète, il est nécessaire d’être multilingue. Cela peut sembler évident, mais d’excellentes compétences en langues étrangères sont indispensables, ainsi qu’une maîtrise parfaite de sa langue maternelle, pour restituer le plus fidèlement possible toutes les nuances et subtilités du document écrit et/ou oralisé, ainsi que faire preuve d’une vraie compétence rédactionnelle.

Une autre qualité requise à cette profession consiste en la capacité de faire preuve de patience car pour certaines missions comme la traduction de thèses, de romans ou de rapports, les documents à traduire sont parfois longs et complexes, pouvant nécessiter plusieurs semaines voire mois de travail.

Enfin, les aspirants traducteurs-interprètes doivent faire preuve de précision et de rigueur pour respecter l’esprit original d’un texte. Un simple mot mal interprété et le sens du message peut devenir totalement différent !

QUELLE EST LA FORMATION AFIN DE TRADUCTEUR-INTERPRÈTE ?

Plusieurs voies existent afin de pouvoir réaliser la profession de traducteur-interprète. Ces voies peuvent consister en des écoles spécialisées dans cette profession ou bien d’autres écoles/universités permettant d’effectuer des études dans ce domaine, allant d’un niveau BAC+2 à BAC+5. Voici quelques exemples de formations : 

  1. Écoles spécialisées (recrutement à BAC+2/3) : les deux écoles les plus renommées sont l’ESIT (École supérieure d’interprètes et de traducteurs) et l’ISIT (Institute of Intercultural Communication and Management, traduit en français par “l’institut de management et de communication interculturelles) :
  • ESIT : Master Professionnel de traduction éditoriale, économique et technique, accessible via une troisième année de licence, avec un examen d’entrée comprenant des épreuves d’admissibilité et d’admission.
  • ISIT : Propose une filière en management, communication et traduction. L’admission s’effectue en première année après le bac, en deuxième année si le candidat a déjà validé une année d’étude supérieure, en troisième année si le candidat a validé deux années d’études supérieures ou encore en quatrième année (équivalent d’un master 1) si le candidat a déjà validé une licence d’études supérieures. Les études au sein de cet institut sont payantes.
  1. D’autres écoles ou instituts qui assurent des formations liées au domaine de la traduction :
  • ESTRI – École supérieure de traduction et de relations internationales à Lyon.
  • ITIRI – Institut de traducteurs, d’interprètes et de relations internationales à Strasbourg.
  • IPLVI – Institut de perfectionnement en langues vivantes à l’université catholique de l’Ouest à Angers.
  1. Différents parcours possibles au niveau BAC+5 :
    Possibilité de réaliser cette profession avec un master Traduction et Interprétariat. Différents parcours sont possibles :
  • Traducteur commercial et juridique à Lyon 3.
  • Lettres, Interfaces numériques et sciences humaines (LISH) à Paris 8.
  • Traduction anglaise spécialisée à Paris Nanterre.
  • Traduction culturelle à Aix-Marseille Université.
  • Industrie de la langue et traduction spécialisée à l’Université Paris Diderot.
  • Traduction littéraire et édition critique à Lyon 2.
  • Traduction littéraire ou spécialisée à l’INALCO.
  • Traduction multimédia à l’Université de Bourgogne.
  • Master LEA Spécialisation “Langues Interprétation et Stratégies interculturelles” à l’Université Paris Diderot.
  • Master LEA Spécialisation Traduction Scientifique et Technique à l’Université Haute Alsace. 

QUEL EST LE SALAIRE D’UN TRADUCTEUR-INTERPRÈTE ?

La rémunération mensuelle de ces professionnels est très variable. Celle-ci dépend de leur expérience, de leur spécialisation et de leur statut (libéral ou salarié).

Selon les sources provenant de l’APEC, le salaire pour un traducteur débutant tourne en moyenne entre 2000 et 3000 euros par mois.

QUELLES SONT LES ÉVOLUTIONS POSSIBLES ?

Quelques autodidactes biculturels parviennent à travailler pour des agences de traduction étrangères au prix d’un gros effort de prospection. Même à BAC+5, il n’est cependant pas aisé de débuter dans ce domaine.

Qu’elles recrutent pour étoffer leur pool de traducteurs ou qu’elles fassent appel à des indépendants, les agences de traduction exigent généralement deux ans d’expérience. Les candidats traducteurs ont donc tout intérêt à réaliser des traductions bénévoles pendant leurs études.

Bien souvent, le traducteur expérimenté est également réviseur. Par la suite, il peut devenir assistant chef de projet dans une agence de traduction ou s’orienter vers la profession de terminologue. Il peut également devenir traducteur-assermenté en soumettant une demande au TGI de son lieu de résidence.